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Psychiatrie : la souffrance des proches

Une enquête française montre l’impact de la maladie mentale sur les proches qui accompagnent une personne en souffrance psychique.

 

Résultat d’images pour souffrance 

 

On estime qu'en France, environ deux millions d'individus vivent avec des troubles psychiques. Qu'ils soient schizophrènes, bipolaires ou atteints de Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC) tous ont des proches (environ 3 millions de personnes). Ces derniers souffrent aussi.

 

C'est ce que montre l'enquête de l'association Unafam (UNION NATIONALE DES FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES) publiée ce vendredi (03/12/16). Elle a été menée avec le concours de Médiaprism auprès de 2 807 familles et proches de l'Union qui ont bien voulu répondre. Les données récoltées permettront de renforcer leur mission de défense des droits et intérêts des usagers. Et il y a visiblement beaucoup de travail à accomplir.

 

En effet, l'entourage estime tout d'abord qu'il y a des progrès à faire en matière d'information. Moins d'un tiers des familles connaît par exemple les instances de défense des intérêts des personnes malades psychiques. La Commission départementale des usagers (CDU) et la Commission départementale des soins psychiatriques (CDSP) demeurent ainsi des acronymes peu connus.

 

A côté de cela, les entourages sont seulement 17 % à être informés de l'existence d'associations pouvant les accompagner au cours de la prise en charge de leurs proches.

 

Un constat d'autant plus dommageable pour les plus faibles que cette dernière est loin d'être satisfaisante. Le délai de prise en charge des malades en psychiatrie est ainsi jugé trop long pour 61 % des familles. Dans 37 % des situations, il est même estimé à plus de 3 ans ! Plus de la moitié des répondants n'hésitent pas à dire qu'un délai plus court aurait été bénéfique pour le traitements des patients psychiatriques.

 

Concernant leur hospitalisation, le bât blesse encore. Ils qualifient même l'expérience de "douloureuse" étant donné que 77 % des familles déclarent que leur proche a été hospitalisé à plusieurs reprises. Avec de multiples manquements relevés. Par exemple, 31 % des familles déplorent l'absence de personnel qualifié (psychiatres, psychologues) dans les centres hospitaliers non spécialisés. A noter également, 14 % des proches vont jusqu'à estimer qu'il n'y a pas eu de prise en charge.

 

Liens :

 

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/18719-Psychiatrie-les-familles-mises-a-l-epreuve

 

http://www.unafam.org/

 

http://tinyurl.com/hx3v3zv

 

 

 

Note du veilleur Stéphane Guillemarre : La souffrance psychique n’épargne pas les proches, les « aidants naturels ». Comment les aider eux-mêmes ? Quelle réponses pouvons-nous leur apporter dans notre pratique ?

 

 

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