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La ministre de la Famille veut accorder de nouveaux droits aux grands adolescents, en créant un statut de « prémajorité ».

27/09/2013

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«statut de prémajorité» pour les adolescents

 

Texte avec Christian Flavigny, intervenant au colloque du 5 octobre.

S'impliquer, dès 15 ou 16 ans, dans la vie citoyenne, créer une association, choisir son orientation scolaire et professionnelle, voire, pourquoi pas, voter aux élections locales? Le ministère de la Famille réfléchit à un «statut de prémajorité» pour les adolescents. Dans le cadre du projet de loi famille, quatre groupes de travail dirigés par des experts ont été mis en place par Dominique Bertinotti. L'un d'eux étudie la possibilité d'accorder de nouveaux droits aux enfants. Une idée qui est venue à la ministre après son expérience de maire du IVe arrondissement de Paris, où elle avait institué des «conseils d'enfants» et des «conseils de jeunes». Une idée qui correspond aussi au souhait de François Hollande de faire de la jeunesse sa «priorité»…

L'objectif n'est pas de basculer la majorité de 18 à 16 ans, précise Mme Bertinotti au Figaro. Mais de «faire de l'adolescence une sorte d'apprentissage de la citoyenneté». «À 15 ans, il y a la majorité sexuelle, à 16 ans, la capacité à travailler, poursuit-elle. Et puis il ne se passe plus grand-chose. Par exemple, le jeune n'est pas associé à son orientation professionnelle ou il ne peut pas créer seul une association… Aujourd'hui, les mineurs sont des objets de droits, ils doivent devenir des sujets de droits.» Une façon de gagner un nouvel électorat? «Il n'y a aucun lien avec les prochaines municipales, insiste Mme Bertinotti. Le droit de vote, ce n'est pas le fondement du statut de prémajorité. Mais je ne vois pas pourquoi les jeunes n'auraient pas la même qualité de réflexion. Mon propos n'est pas de savoir vers qui ils vont se mobiliser ; c'est de savoir comment on en fait des citoyens éclairés.»

Responsabiliser les enfants

Tout en rappelant que «la possibilité d'émanciper des jeunes dès 16 ans, ça existe toujours», Béatrice Copper-Royer, psychologue spécialisée dans l'enfance et l'adolescence, estime que «responsabiliser les enfants plus tôt serait logique». «Car, aujourd'hui, tout se mélange, analyse-t-elle. Les jeunes sont à la fois plus précoces - ils veulent sortir dès 14 ans, avoir une vie sexuelle, être les décideurs de leur vie - et, en même temps, ils sont trop longtemps déresponsabilisés, car les études se prolongent, et il est difficile de trouver un logement.» Le pédopsychiatre Christian Flavigny est beaucoup moins convaincu: «Il y a des jeunes très mûrs à 16 ans, mais il y en a aussi qui peuvent être extrêmement vulnérables!, souligne-t-il. En voulant sortir les jeunes de la famille le plus tôt possible, on dénature leur situation d'enfant.»

Pas question, en revanche, de faire de ces mineurs des «prémajeurs» devant les tribunaux. Il n'aura pas d'incidence dans le domaine judiciaire, en tout cas «pas pour le moment», précise Mme Bertinotti. Selon Jean-Louis Daumas, ancien directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), il n'y a de toute façon «aucun rééquilibre à opérer». «Il y a en France 700 mineurs détenus et 39.000 sont confiés à la PJJ pour des raisons pénales, rappelle-t-il. Pour les 16-18 ans, les sanctions peuvent être très dures!» Mais pour Christian Flavigny, «si on donne des droits, il faut que des devoirs aillent avec!».«Que ce pouvoir qui a énormément contesté la volonté d'abaisser la majorité pénale à 16 ans veuille donner des droits nouveaux aux jeunes, cela me paraît complètement incohérent!, s'exclame-t-il. On est dans l'illusion que le respect des enfants, c'est de leur laisser la décision. Toutes ces idées dans le vent qui poussent à laisser les jeunes choisir - jusqu'à leur sexe! - c'est en fait une démission de notre rôle d'adultes.»

 

Commentaires du veilleur Bruno Décoret : Comment faut-il traiter les adolescents pour qu'ils se sentent sujet de droit sans pour autant être trop "adultifiés"? il me semble que les réflexions de Christian Flavigny nourissent bien le débat. J'en profite pour rappeler qu'il nous fera le plaisir et l'honneur d'une conférence lors de notre colloque du 5 Octobre à Paris.

 

Ce colloque aura lieu au Collège des Bernardins – 20 rue de Poissy – 75005 Paris. Entrée 30 €. Vous pouvez régler sur place ou vous inscrire auprès de notre partenaire l'IPSN http://ipsn.eu/actualites/20131005_info/

 

 

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