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Cellules psychologiques d'urgence : des refuges dans la tourmente

15/01/2015

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Cellules psychologiques d'urgence : des refuges dans la tourmente

Mots clés : psychiatrie, Charlie Hebdo, traumatisme, psychologie, Stress post-traumatique

Par Pascale Senk - le 13/01/2015

Les cellules d'urgence médico-psychologique, qui ont rappelé leur intérêt lors des drames de ces derniers jours, sont une spécificité française.

À nouveau, elles ont été mises en place, et quelques minutes seulement après la découverte des assassinats perpétrés à Charlie Hebdo. Elles? Des cellules d'urgence médico-psychologique: celle du Samu de Paris (CUMP) d'abord, sur les lieux même de l'événement, puis une autre à l'Hôtel-Dieu qui a contribué, notamment en accueillant les proches des victimes. Au total, 65 personnes impliquées de plus ou moins près dans cet effroyable événement.

Aussi faut-il redéfinir l'action de cette CUMP, invention psychologique typiquement française - il n'en existe pas ailleurs - qui accourt au chevet de tous ceux, victimes, témoins, proches…, que la vie transforme en quelques minutes en «blessés psychiques». L'expression a été tellement scandée dans les médias qu'on en oublierait son rôle exact. Quel est-il?

D'abord, une cellule, ce sont plusieurs intervenants. Des volontaires, tous formés à ce type d'événements. Ainsi, pour le tragique assassinat de l'institutrice Fabienne Terral, à Albi, en pleine école, six personnes ont travaillé. Pas des «psys», comme on l'entend parfois dire de manière rapide, mais des psychiatres ou infirmiers psychiatriques. Les envoyer sur les lieux du drame est la mission du psychiatre référent national. Actuellement, c'est le Pr Didier Cremniter qui est en charge de coordonner le réseau national. «Nous évaluons l'importance de l'événement, mesurée au nombre de personnes qui sont touchées directement ou indirectement par celui-ci, afin de décider des renforts de plusieurs départements ou régions», précise-t-il. «Ainsi, après le passage de la tempête Xyntia, en 2010, avec le nombre de victimes et les dégâts matériels qui affectaient une population entière, il était évident que nous avions besoin de nombreux renforts.» Ce sont alors les psychiatres référents au niveau local (1 par département) qui prennent le relais et interviennent sur les lieux du drame.

Rapidement opérationnelle

On évalue à environ un millier le nombre de leurs interventions annuelles. Plus leur équipe est rapidement opérationnelle sur les lieux, plus leur action s'avère profitable. «Dans le cas du drame d'Albi, c'est un appel du Samu moins d'une demi-heure après le drame qui m'a permis d'évaluer très vite la situation», explique le Dr Bernard Vilamot, psychiatre référent du Tarn et responsable de la CUMP locale. «De nombreux enfants et des adultes avaient été témoins de l'agression mortelle dans ce lieu de vie par excellence, l'école, ce qui rendait l'événement plus que jamais à risque. Il fallait être vite sur les lieux, et nous avons pu le faire.»

Quels sont donc ces «risques» évoqués? Le psycho-traumatisme bien sûr, celui qui risque de marquer à vie toutes les personnes confrontées de près ou de loin à ces situations extrêmes. «La première mission des CUMP est clinique et soignante», précise le Pr Didier Cremniter. «Les psychiatres s'efforcent, en parlant aux victimes et en les écoutant, de repérer tout de suite la symptomatologie qui s'installe ou non chez certaines d'entre elles.» Une imagerie populaire tend à penser qu'il «faut faire verbaliser» toute cette population blessée. Cela est inexact. La plupart des victimes sont sidérées et ne parviennent pas à parler pendant les premières heures qui suivent l'horreur qu'elles ont vue en face. «Il faut donc surtout les entourer, les rassurer, les informer de ce qui s'est passé», résume le Pr Didier Cremniter.

«Nourrir de mots»

«À l'inverse du processus psychothérapeutique où une personne qui pense finit par trouver les mots pour exprimer sa pensée, là nous sommes face à des sujets qui ne pensent plus, et nous devons comme les «nourrir de mots» pour relancer leur capacité à penser», ajoute le Dr Bernard Vilamot.

Les autres actions de la CUMP sont variées, adaptables à chaque type de situations de mort auxquelles ces psychiatres sont formés par anticipation. Sur un cas comme le drame d'Albi, le panel a dû être varié car près de 85 personnes étaient concernées: prise en charge individuelle des enfants témoins, puis animation d'un dessin collectif ; le lendemain, gestion d'un groupe d'enfants plus élargi ; prise en charge des enseignants, puis des parents…

Les risques éventuels sur de tels lieux? «Des personnes non formées qui s'improvisent psys avec de bonnes intentions mais peuvent provoquer un debriefing encore plus douloureux», estime le Dr Bernard Vilamot. Sans doute le revers de la médaille de la fascination qu'exercent ces «demi-héros» des CUMP dépêchés de plus en plus fréquemment, tels des sauveteurs imaginaires, là où «ça souffre» et qui craignent justement ce qui est inutile quand l'horreur se suffit à elle-même: la dramatisation.

Commentaire de la veilleuse Corine Chandanson: pour cela comme pour le reste ne serait il pas bon bon de savoir jusqu'ou on peut aller trop loin?

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