Logo association : « Psy en Mouvement », Fédération des professionnels de la psychothérapie et de la psy-diversité

Fédération des professionnels
de la psychothérapie
et de la psy-diversité

Actualités

ARTICLES DE VEILLE
Pour information aux lecteurs : les articles diffusés dans cette rubrique ne sont pas nécessairement l'expression de la position de Psy en Mouvement, mais des sujets de discussions, de réflexions entre collègues membres de la Fédération. Les commentaires ne sont accessibles qu'aux adhérents. Pour lire les commentaires et poster votre avis, rendez-vous sur la page “Adhésion”.

pédophilie féminine

09/01/2014

Pour information aux lecteurs : les articles diffusés dans cette rubrique ne sont pas nécessairement l'expression de la position de PsY en mouvement, mais des sujets de discussions, de réflexions entre collègues membres de la Fédération. Les commentaires ne sont accessibles qu'aux adhérents ainsi qu'aux sympathisants. Pour lire les commentaires et poster votre avis, rendez-vous à la page : "devenir membre" ou "devenir sympathisant" du site. (sur votre droite =>)

Multiplication des cas de pédophilie féminine dans les pays anglo-saxons : sommes-nous moins pervers en France... ou moins vigilants ?

 Atlantico.fr
Par Atlantico - Il y a 1 heure 21 min
 
 
 

Les cas d'abus sexuels par des femmes sur des mineurs sont de plus en plus nombreux à être rapportés par la presse anglo-saxonne, notamment le "Daily Mail". La médiatisation du phénomène dans les pays anglo-saxons plus importante qu'en France tient en grande partie à la culture protestante.

Atlantico : Les cas de pédophilie féminine rapportés dans la presse anglo-saxonne sont de plus en plus nombreux ces dernières semaines. Faut-il en déduire que parmi les dérives inhérentes à la culture anglo-saxonne, on compte une certaine "perversité" proprement  féminine ? Pourquoi ?

Philippe Genuit : On parlera ici de perversion dans le sens de pathologie des conduites sexuelles, sans nécessairement nourrir le désir de causer du tort à l'autre. Votre question suggère qu'il y aurait une perversité particulière liée à la culture. Premier point intéressant, cela soulève la question de la perversité féminine : certains diront que celle-ci n'existe pas, sur le plan clinique. L'hystérie, oui, mais pas la perversité. Deuxièmement, cette question a aussi à voir avec le rapport à la loi : l'infraction, qui punit un acte qui a été "noté" comme posant un problème, socialement parlant. Les Anglo-saxons sont sous le domaine de la Common Law, tandis qu'en France nous faisons des lois : pour qu'il y ait une infraction, il faut qu'une loi la définisse. Les Anglo-saxons partent d'un préjudice subi, et la décision, si elle fait jurisprudence, deviendra l'équivalent pour nous d'une loi. Pour en revenir à la pédophilie féminine, l'Anglo-saxon se basera beaucoup plus sur la question des faits : y a-t-il eu préjudices subis par des mineurs, exercés pas des femmes ? Ils en feront alors un objet pragmatique d'étude. Nous, nous chercherons d'abord à définir.

De la même façon que certains disaient qu'il y avait plus d'homosexuels en Angleterre qu'en France, il serait tout aussi faux de dire cela de la pédophilie féminine. La seule différence se trouve dans le traitement social et judiciaire, comme je viens de l'exposer. La société française n'est pas forcément prête à entendre ce que la société anglo-saxonne entend : actuellement en France, la procédure judiciaire n'irait pas jusqu'au bout. Si un enfant est abusé par un adulte, le plus souvent dans le cadre actuel, et qu'il s'agit d'un homme, alors l'affaire est entendue. Lorsque c'est une femme, la chose est bien plus difficile à entendre. Dans les années 90, j'ai commencé à parler des mères qui abusaient de leurs enfants ; ce n'est donc pas nouveau, et certaines étaient incarcérées, mais d'une façon très limitée et discrète sur le plan médiatique.

Pourquoi ces cas sont-ils aussi nombreux à être rapportés dans la presse anglo-saxonne, alors ? Le traitement de ce type d'information est-il différent de celui des médias français ? Comment l'expliquer ?

Les études sociologiques menées chez les Anglo-saxons, Québec compris, dont la justice pénale est régie par la Common Law, sont beaucoup plus axées en des termes statistiques et comparatifs. De fait, on peut raisonnablement envisager que les restitutions journalistiques s'inscrivent dans ce mouvement, plus qu'en France. Sur la criminalité féminine en général, les ouvrages anglophones sont ainsi orientés, tandis qu'en France nous travaillons beaucoup plus sur le fonctionnement psychique de la chose. Ils "comptabilisent", alors que nous "comptons". Ils utilisent des "computers" alors que nous travaillons sur des "ordinateurs". Les mots ne sont pas anodins.

Si le phénomène est le même dans tous les pays, cela signifie-t-il qu'on le sous-estime en France ? Quelle est sa proportion et pourquoi communique-t-on moins sur ce sujet ?

On le mesure de façon différente : en France on aura tendance à envisager la maltraitance en général, sans trop la spécialiser. Il en va de même pour les violences conjugales : les actes sont pléthoriques. Tout ce qui concerne le rapport mère-enfant, avec ce que l'image de la mère implique dans notre culture catholique, influence énormément notre manière de voir les choses. Ce n'est pas le cas au sein d'une culture protestante.

En France les seules statistiques valables sont celles fournies par la justice pénale, c'est-à-dire des femmes condamnées. Environ 20% de femmes sont mises en cause judiciairement, contre 4 ou 50% seulement qui sont condamnées. On a donc une perte de 15% dans la prise en compte, et on ne peut pas faire de statistiques. Les Anglo-saxons, par pragmatisme, prennent en compte toutes les plaintes.

Diriez-vous que la société a une perception du détournement de mineur différente selon que celui-ci est le fait d'hommes ou de femmes ? Pourquoi ?

La perception est différente, même si c'est une erreur sur le plan scientifique. Les choses évoluent, certes : on a vu par exemple les premières femmes conduire des bus avec des yeux étonnés, pour maintenant ne plus vraiment les voir, car c'est rentré dans les habitudes, mais le masculin et le féminin ont des caractéristiques sociales et culturelles différentes, indéniablement.

On peut envisager l'abus sexuel par une femme, mais il est difficile de le concevoir. Cette conception aura une influence sur la perception : chez l'homme, la criminalité est évidente. Chez la femme, elle ne l'est pas, donc on se pose systématiquement des questions. Cet abord de la criminalité féminine devrait d'ailleurs nous amener nous poser des questions qu'on ne se pose plus sur la criminalité masculine. Ce qui suppose que les a priori soient remis en cause : quand on a commencé à parler dans les journaux de criminalité féminine, et notamment de violences sexuelles, on a naturellement eu le réflexe de se dire que c'était impossible, car dans l'imaginaire, la femme ne peut pas violer.  

Lire également :

Teacher, 29, caught performing a sex act on a 14-year-old student in her 'steamed up car' sentenced to four years in jail as court hears about how she 'groomed' her two victims using snacks and rides

'We played truth or dare and had oral sex in a classroom': Former students testify against high school English teacher with whom they had under-age affairs

High school English teacher, 34, charged with rape for having sex on multiple occasions with a former student - and her husband has since filed for divorce

Female teaching assistant at Catholic school, 29, charged over 'two-year sexual relationship with 12-year-old student'

Married Pennsylvania high school teacher arrested for having sexual relations in her car with student

Multiplication des cas de pédophilie féminine dans les pays anglo-saxons : sommes-nous moins pervers en France... ou moins vigilants ?
 Commentaire du veilleur responsable de la présente publication Pascal Caro: Le thème de notre prochaine université d'été sera "Féminin-masculin". Un tel article a son intérêt dans ce sens et parce qu'il interroge un sujet toujours éminament délicat. Qu'en pesnsez-vous, vu de vos expériences professionnelles notamment ?
UNIVERSITÉ
D’ÉTÉ
2019
En savoir

ACTUALITÉS

Intervenant UE 2019 - mardi 27 août
Allons découvrir les « 7 niveaux de la relation amoureuse »
avec Dominique Bouilly et Nathalie...

Lire la suite >

Programme UE 2019
Bonjour à toutes et tous,
Nous avons le plaisir de vous communiquer le programme définitif de notre UE...

Lire la suite >

Intervenants UE 2019 - lundi 26 août
Nous découvrirons ensemble le film d’Isabelle Broué, "Lutine".
Entre fiction et réalité, les personnages du...

Lire la suite >

Intervenants UE 2019
Nous aurons la joie de commencer notre UE, *
dès le samedi 24 août au soir, 
par un atelier co-animé par...

Lire la suite >

Groupes de pairs Drôme - Ardèche
Groupe de pairs Drôme/Ardèche

Lire la suite >

PAIRS groupe région Rhône/Alpes
Le groupe de PAIRS région Rhône/Alpes se réunit à Siccieu en Isère.
 

Lire la suite >

Psy en Mouvement: nouveau visage
Cher(e)s adhérent(e)s,
C’est avec plaisir que nous vous informons de la mise en ligne du tout nouveau site de...

Lire la suite >

Les TOC. Un article de notre confrère Henri Pierre BRU
A propos des Troubles obsessionnels compulsifs (TOC):
Je vous propose de lister les éléments à la base du TOC...

Lire la suite >

Le concept d'amour en psychothérapie
AMOUR ET PSYCHOTHÉRAPIE : UNE ASSOCIATION SUSPECTE
1Tenter une réflexion sur la nature du lien affectif qui...

Lire la suite >

Prochaines sessions de certification
• samedi 23 novembre 2019

Lire la suite >