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«Pendant la consultation, seul le malade compte»

27/05/2014

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«Pendant la consultation, seul le malade compte»

Par figaro iconPascale Senk - le 08/02/2013 LE FIGARO

LE FIGARO. - Vous livrez un récit très personnel, introspectif, dans lequel vous dévoilez vos états d'âme pendant l'exercice de votre métier. Pourquoi ce type de confession, et maintenant?

David KHAYAT. - Je me suis toujours servi de l'écriture (j'ai notamment écrit des romans) pour mettre à distance le cancer, effacer ce concubinage avec la mort qui est notre lot quotidien. Mais là, j'avais envie de transmettre à mes étudiants, aux jeunes médecins en général, combien aujourd'hui c'est le savoir-être et le savoir-faire qui comptent en consultation, plus que le savoir. Pour les connaissances, il y a les logiciels d'ordinateur!

En outre, le contexte dans lequel nous travaillons a changé. De plus en plus des malades que nous recevons sont appelés à guérir, ou à vivre plus longtemps avec cette maladie chronique qu'est devenu le cancer. Il devient donc insupportable de recevoir ces gens blessés, brisés par un diagnostic qui leur a été donné comme un coup de massue, parfois dans un couloir ou sur un répondeur téléphonique, et les imaginer vivre encore de longues années avec une telle souffrance. J'ai voulu montrer combien la parole du médecin est une arme puissante, en mal comme en bien.

Mais du côté des médecins, le contexte a-t-il lui aussi changé?

Oui, bien sûr. Quand j'ai commencé à exercer, ce qui nous intéressait, c'était la maladie: la comprendre, la combattre… Puis petit à petit, quand nous avons observé des rémissions, puis créé la spécialisation en cancérologie, nous nous sommes mis à entendre le malade. Celui-ci a eu accès à son dossier médical, aux soins palliatifs, aux antidouleur… Les patients se sont mis à pouvoir dire «j'ai mal», à pouvoir exister en tant qu'hommes et que femmes. Leur identité aujourd'hui ne peut plus se résumer à celle de «malades cancéreux».

Regrettez-vous que la faible formation en psychologie dispensée en faculté de médecine ne prépare pas les soignants à de tels défis?

Je regrette que la sélection des étudiants en première année se fasse sur des connaissances scientifiques, et pas aussi sur des sciences humaines. Heureusement, la médecine française garde un immense avantage par rapport à d'autres pays: dès la troisième année d'études, nous allons dans les services, au contact du malade. Nous sommes initiés à cette relation si particulière: le toucher, l'odeur du patient, son intimité… Ceux des étudiants qui ont un problème avec ce contact si proche choisiront plus tard des spécialités plus distantes et plus scientifiques.

À quoi invitez-vous vos étudiants et assistants à être particulièrement attentifs?

Je leur rappelle que pendant la consultation, seul le malade compte. Tout dans l'attitude du médecin doit signifier: «je suis là pour vous». Ne pas répondre au téléphone, échanger de vrais regards pour rejoindre l'autre dans son humanité et ne pas rester sur le piédestal sur lequel il a tendance à nous placer…, telles sont quelques attitudes essentielles. D'autre part, les mots que nous sommes amenés à prononcer autour du cancer («tumeur», «métastases», «chimio»…) sont des mots d'une extrême méchanceté. Il faut les accompagner de chaleur et de douceur. Être conscients de la fragilité de nos malades nous protège des pires maladresses.

Commentaire de la veilleuse Corine Chandanson: Et si tous les enseignants en médecine avait cette même approche ?...

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