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Si j’offrais un coaching à mon enfant ?

09/12/2014

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Si j’offrais un coaching à mon enfant ?

Article paru dans le Parisien le 26 novembre 2014. Par une nouvelle certifiée PsY en mouvement, Virginie Bapt.

 


Coach enfant

 

 

C’est un mot à la mode. Fourre tout, résolument positif, un rien irritant, et pour tout dire, un peu mystérieux : le coaching. Longtemps réservé aux managers en entreprise, ce mode d’accompagnement fait progressivement son trou dans la vie quotidienne des français…Le coaching parental cartonne déjà à coups de « on vous donne les clés pour arrêter de hurler sur votre progéniture » et voilà que se développe désormais le coaching…pour les enfants eux-mêmes.

Par seulement pour faire remonter dare-dare les notes d’un lycéen démotivé…Mais du coaching pour la vie de tous les jours, dés le plus jeune âge : pour ne plus souffrir d’être raillé dans la cours de récréation, arrêter de jalouser sa petite sœur ou faire taire cette colère contre papa et maman depuis qu’ils sont séparés… « Mes plus jeunes clients ont 5 ans », sourit Virginie Bapt, coach certifiée à Paris, qui est en train de fonder l’Association française des Coachs pour Enfants. « Et croyez le ou non mais souvent à cet âge, une séance suffit. C’est très efficace. »

Pas de conseils, des outils. Mais alors qu’elle est cette méthode miracle qui peut lever vite les blocages là ou il faut souvent 6 mois avec une psy pour que le cœur de son enfant s’allège un peu ? Cela peut être complémentaire d’une psychothérapie, mais cela n’en est absolument pas une. Dans son cabinet où la moitié des interlocuteurs ont moins de 12 ans, Virginie Bapt se laisse embrasser, tutoyer et renvoie assez rapidement les parents anxieux qui insistent : « Je vous adresse mon fils parce que… » « Je ne veux même pas le savoir…Mon client, c’est l’enfant. On expérimente ensemble une façon de travailler ludique. On essaie de comprendre où est-ce que cela bloque, où est-ce qu’il y a de l’énergie. Je ne donne jamais de conseils. J’objective la situation et donne des outils à l’enfant pour qu’il atteigne lui-même son objectif ». La règle d’or, c’est une séance, un objectif. D’où des résultats extrêmement rapides puisque l’enfant qui sort d’une heure de coaching est en principe paré pour régler lui-même son problème. IL n’a fallu ainsi qu’une séance à la fille de Diane, 9 ans, pour cesser de parler comme un bébé à ses parents. « Je ne sais pas ce qu’elles se sont dit, mais le contraste était saisissant quand ma fille est ressortie. Elle ne zozotait plus, ne truffait plus ses phrases de euh ben heu. Elle m’a juste dit, sur un ton très adulte, avec de grands gestes des mains, qu’elle n’arrivait pas à contrôler sa façon de parler et qu’il fallait qu’elle en discute avec son grand frère, car il avait quelque chose à voir là dedans ! ».

Gestion du stress, des conflits. C’est presque toujours pour des soucis scolaires que les parents, eux, se résolvent à tenter cette solution, sur le mode « on a rien à perdre ». « C’est souvent des difficultés pédagogiques, des problèmes d’orthographes, des notes en chute libre…reconnait le coach. Mais l’essentiel c’est que l’enfant ait envie de me voir. Si on me traine de force un ado qui n’a pas envie, ca ne sert à rien. Je travaille sur le désir. Il faut que l’enfant hoche la tête avec espoir quand on lui demande : « est-ce que tu as envie d’aller voir quelqu’un qui a des outils pour t’aider ? ». La peur du noir, la phobie de la maîtresse, les cauchemars forment le top trois des problèmes que verbalisent les plus petits dans ce face à face en une séance avec leur coach. C’est plus long quand les blocages sont plus imbriqués. « Beaucoup d’enfants de parents séparés ne se sentent bien ni avec l’un, ni avec l’autre. On travaille sur leurs interprétations, on objective la situation. Une fois qu’un enfant est sécurisé dans un cadre, il a envie d’agir ». Rien de très différent, finalement, avec les trois objectifs du coaching au travail : gestion du stress, gestion des conflits et capacité à s’exprimer sans agressivité.

Mais un peu onéreux. Alors bien sûr, les outils peuvent sembler un peu ésotérique : si un enfant a peur de la maîtresse, par exemple, la séance va d’abord valider son ressenti : « Si tu as peur, c’est pour te protéger, donc tu as bien raison d’avoir peur », et tenter de remonter au pourquoi : évènement cristallisant, humiliation…Là où le coach va se distinguer du psy, c’est dans l’outil proposé à l’enfant : changer l’image mentale qu’il se fait de la maîtresse. De là à parler de manipulation, il n’y a souvent qu’un pas. Même si elle n’est a priori pas dangereuse…juste un peu onéreuse : entre 50 et 80 euros la séance.

Lou, 12 ans, résume à sa façon les trois séances qui lui ont enfin permis d’exprimer à son père qu’elle n’aimait pas sa belle-mère. « J’avais déjà vu des psys et je brassais plein d’idées noires. J’ai réussi à arrêter de stresser pour pas grand-chose et à parler. Le coaching m’a fait voir la vie du bon côté ». Mais ce qui a marché pour cette pré ado peut ne pas marcher pour tous, et c’est peut être là le danger. « Un bon coach doit avoir des connaissances psys, conclut Virginie Bapt. Pour ne pas se transformer en psy, mais pour être capable de travailler en réseau et de passer la main quand il est en face d’enfants qui ont besoin d’une thérapie… »

Commentaire du veilleur, Pascal Caro: Un sujet qui peut nous intéresser, nous passionner, nous diviser ? Le coaching, et qui plus est pour les enfants. Chers adhérents, à vos plumes !

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